John Tory : la politique du « droit au travail » des conservateurs fait peur aux électeurs

L’ancien chef du parti conservateur de l’Ontario John Tory a déclaré que son successeur devrait tourner le dos à la politique du droit au travail.

Parlant la semaine dernière dans le cadre de l’émission de TVO The Agenda, John Tory a déclaré que Tim Hudak devrait traiter le livre blanc du parti conservateur comme une simple occasion de discussion. « Ce livre blanc ne donnera pas aux Ontariens le sens d’espoir et d’objectif commun pour agir en vue de créer des emplois et d’attirer des investissements », a-t-il déclaré.

Selon Tory, cette politique « fait peur aux électeurs et donne des anxiétés à certains au sein même du parti ».

« Les gens examinent cette politique et craignent qu’elle provoque une guerre (avec les travailleurs) et c’est la dernière chose dont nous avons besoin. »

« Il faut que les gens soient positifs et que nous développions l’Ontario. »

Tory a dit que Hudak ferait mieux d’écouter les Ontariens et de renoncer à cette politique.

De toute évidence, le party se bouche les oreilles. Réagissant au nouveau documentaire du SEFPO sur le droit au travail, intitulé « Fabriqué aux États-Unis », Jeff Yurek, député conservateur, a publié un communiqué de presse précisant que « le parti conservateur de l’Ontario s’engage à l’égard d’une législation qui aidera les travailleurs à prendre en main leurs chèques de paie et leurs carrières ». Les conservateurs semblent croire qu’en attaquant la capacité des syndicats à défendre leurs membres et négocier de bons contrats leur permettra d’accomplir cet objectif.

Yurek a qualifié le documentaire du SEFPO, produit par Bill Gillepsie, ancien journaliste à Radio Canada, de campagne alarmiste.

Sorti à London il y a quelques jours, le documentaire est en ligne depuis lundi.

La législation du droit au travail est tenue responsable du rétrécissement de la classe moyenne aux États-Unis. Cette législation complique la tâche des syndicats en ce qui concerne les cotisations et permet aux travailleurs d’une unité de négociation de choisir de bénéficier des avantages d’une convention collective sans cotiser. Un juge de l’Indiana a récemment déclaré inconstitutionnelles de telles lois, disant qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’une entité fournisse ses services gratuitement.

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