Les modifications proposées limitent les services de soutien à domicile

Le gouvernement aime parler de réformer les soins de santé afin qu’ils soient davantage axés sur le patient; toutefois, les efforts semblent souvent partir dans la direction opposée.

Les modifications proposées au Règlement de l’Ontario 386/99 aux termes de la Loi sur les services de soins à domicile et les services communautaires éliminent toute exception au nombre maximum d’heures de soutien à domicile, ne laissant aucune marge de manœuvre aux centre d’accès aux soins communautaires qui souhaitent offrir quelques heures supplémentaires dans des circonstances extraordinaires.

Le Règlement 386/99 prévoyait déjà certaines exceptions, y compris pour les personnes en fin de vie ou celles qui attendent de pouvoir entrer dans un établissement de soins de longue durée.

Les maximum actuels avaient été améliorés de façon considérable en 2008, établissant une limite, pour les services de soutien personnel, de 120 heures dans les 30 premières journées de service (4 heures par jour) et plus tard, de 90 heures dans la période subséquente de 30 jours (3 heures par jour).

Ainsi, pourquoi cette réduction soudaine à un moment où le gouvernement promet d’ajouter trois millions de nouvelles heures de soutien à domicile dans les trois prochaines années?

Il est vrai qu’un résident dont l’acuité des besoins est moyenne ne recevrait guère plus de soins de chevet dans une maison de soins infirmiers, mais en principe, on s’attend à ce que les besoins d’une personne qui demande des heures supplémentaires soient loin d’être moyens.

Étant donné que cette exception visait en partie les personnes qui ont de la peine à entrer dans une maison de soins infirmiers, on se demande comment une personne peut obtenir des heures supplémentaires de soutien une fois qu’elle a atteint son maximum, et plus particulièrement si elle n’a pas de famille immédiate à proximité pour l’aider ou si sa situation financière ne lui permet pas de se procurer des heures supplémentaires.

Échappant au radar, le 18 décembre dernier, cette partie des modifications proposées n’a reçu que peu d’explications.

Les modifications permettent aux organismes qui, traditionnellement, offraient uniquement des services de soutien communautaires d’être agréés pour offrir des services de soutien personnel, à condition que l’organisme réponde aux critères d’agrément prévus par la Loi sur les services de soins à domicile et les services communautaires. Même si des références aux clients qui reçoivent à la fois des services domestiques et de soutien personnel semblent avoir été supprimées, l’avis de modifications n’explique pas clairement quels changements sont également apportés à l’accessibilité.

Les intéressés ont jusqu’à la fin du mois de janvier pour soumettre leurs commentaires au ministère de la Santé et des Soins de longue durée. (Pour soumettre vos commentaires par courriel, cliquez ici.)

Il est certain que si la ministre souhaite que le système réponde mieux aux besoins du patient, pourquoi parlerait-elle de proposer un plafond absolu qui ignore tout spécifiquement les circonstances extraordinaires d’une personne?

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