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Vidéo : À l’intérieur des maquiladoras nicaraguayennes

L’engagement du SEFPO envers la solidarité dépasse largement nos frontières. En février dernier, nous avons voyagé jusqu’au Nicaragua avec un groupe de l’organisme Horizons d’amitié en vue d’observer des projets de développement dans ce pays. Notre blogue en 9 parties  (le blogue est en anglais, mais les 9 articles sont toutefois tous affichés en français sur Diablogue) a bien été reçu, et a même ouvert la porte sur d’éventuelles partenariats de développement dans l’avenir. Entre temps, après avoir repris notre souffle, et avec l’aide d’Anna Jover, vidéographe au SEFPO, nous avons édité une partie de notre matériel pour en faire une courte vidéo qui met principalement l’accent sur notre visite des maquiladoras nicaraguayennes – les ateliers de surexploitation des zones de libre-échange. Il est rare que des militants soient autorisés à entrer dans ces usines – mais grâce à l’excellente relation que cette usine particulière nourrit avec le syndicat local du vêtement et l’organisme de femmes parrainé par Horizons d’amitié, Maria Elena Cuadra, nous avons pu le faire. En dépit de longues journées et d’un salaire hebdomadaire de 50 $, cette usine est considérée comme un bon employeur par rapport à certaines des autres usines de la zone du libre-échange. Comme le reconnaît volontiers le directeur général de l’usine, qui nous a parlé de la nécessité de créer un salaire minimum international, il n’est capable que d’aider ses travailleurs à passer « de la misère à la pauvreté ». Le moment est peut-être venu. Pour regarder notre vidéo, cliquez plus bas.

Nicaragua Jour 9 : « De la misère à la pauvreté »

Une des meilleures usines dans les zones de libre-échange

Une des meilleures usines dans les zones de libre-échange

MANAGUA – Il est 5 h 30, le soleil se lève sur le parc industriel Las Mercedes. L’allée qui traverse le parc est longue; de multiples rambardes apparaissent ici et là, un peu comme on en voit dans les parcs thématiques, pour faire la queue. De chaque côté, un haut grillage; on a l’impression que les gens sont comme aspirés dans les usines un peu plus loin. À l’autre extrémité, un poste de garde, où l’on inspecte les sacs des travailleurs qui arrivent à l’usine.

Le long du sentier, on installe des étals. C’est un centre d’achats instantané pour les travailleurs, où ils peuvent se procurer tout ce dont ils ont besoin, du papier de toilette aux médicaments d’ordonnance – ordonnance pas nécessaire. Les marchands savent bien de quoi leur clientèle a besoin pendant la journée. Lire la suite