Les libéraux promettent de plafonner les frais de stationnement – pas de les réduire

Après avoir recommandé aux hôpitaux pendant des années d’augmenter le prix du stationnement pour arriver à joindre les deux bouts, les libéraux disent maintenant qu’ils plafonneront ces frais si on les réélit.

Le coût du stationnement ne semble pas trop attirer l’attention des décideurs, mais pour une personne qui vit avec une maladie chronique, ce coût peut se monter à des milliers de dollars selon le nombre de visites nécessaires à l’hôpital.

Lorsque le Système de santé de la vallée de la Rouge a éliminé ses tarifs réduits pour les utilisateurs fréquents de l’hôpital en 2011, nous avions calculé qu’un patient atteint de cancer qui devait se rendre trois fois par semaine à l’hôpital pourrait ajouter 2 400 $ à ses coûts annuels de soins de santé. Pour ceux qui assistent au programme de réadaptation cardiaque hebdomadaire, ce coût pouvait atteindre 800 $ par année.

Comparez cela à l’impôt-santé déplaisant de McGuinty, dont le maximum se monte à 900 $ par année pour le plus riche des citoyens.

Le Journal de l’Association médicale canadienne a qualifié cela d’obstacle aux soins.

Ils ne recommandaient pas de plafonner les frais de stationnement, mais de les éliminer.

Dans un sondage de l’émission CBC Marketplace, 52 pour cent des répondants ont déclaré que le prix du stationnement affectait la fréquence et la durée de leurs visites. Vingt pour cent ont dit qu’ils ne pouvaient pas se permettre du tout d’aller visiter des malades.

C’est proche de notre propre sondage Vector de 2006, dans lequel 55 pour cent des répondants disaient que le coût élevé du stationnement dissuaderait les personnes à faible revenu d’obtenir les services de santé dont elles ont besoin. Lorsque le sondage a été ventilé par revenu, cette réponse a passé à 74 pour cent des personnes gagnants moins de 30 000 $ par année.

Il ne fait guère de doute que les tarifs de stationnement des hôpitaux ont dépassé les tarifs du marché dans presque toutes les communautés. Pour protéger les intérêts financiers, de nombreuses municipalités interdisent le stationnement dans les rues adjacentes à l’hôpital. Dans certaines communautés, le seul terrain de stationnement payant est celui de l’hôpital.

L’émission CBC Marketplace a cité les paroles du Dr Bob Winston, oncologue, qui a dit que « les frais de stationnement sont une pénalité pour les personnes qui sont malades ». Winston les qualifie de taxe injuste pour ses patients.

Il est intéressant de noter que lorsque le nouvel hôpital P3 Providence de Kingston sera construit, les utilisateurs devront payer pour se stationner. Le raisonnement veut que le coût du terrain de stationnement n’est pas inclus dans le financement du ministère.

Quand on paie jusqu’à 28 $ la journée pour se stationner dans certains hôpitaux, on aimerait bien voir combien il en coûte vraiment pour paver et entretenir de tels terrains.

Mettre un plafond aux frais n’apaisera sans doute pas les Ontariens opposés à cet obstacle aux soins; par contre, il ne manquera pas de nuire aux hôpitaux dont le financement de base est gelé depuis déjà plus de deux ans.

Il reste à savoir si les libéraux sont disposés à compenser pour toute perte financière de la sorte dans le cadre de cette initiative?

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