Suite à la réaction du NPD, les libéraux déclarent que le budget servira de plateforme pour les 30 prochains jours

Eh bien, on n’a pas perdu de temps!

Andrea Horwath, chef du parti néo-démocrate a récemment dit aux médias qu’elle ne pouvait pas appuyer le budget de Wynne ou, plus spécifiquement, le gouvernement Wynne.

Les remarques de Horwath donnent à penser que ce n’est pas vraiment le contenu du budget qui la dérange, mais plutôt la confiance qu’elle a envers le gouvernement actuel.

On n’a pas encore fixé de date, mais nombreux sont ceux qui pensent que le 12 juin est la date probable des élections provinciales.

Le ministre de l’Énergie, Bob Chiarelli, a récement dit au Ottawa Citizen que « ce budget est notre plateforme pour les 30 prochains jours ».

Les libéraux n’ont pas perdu de temps, révélant leur stratégie visant à identifier le chef du PC Tim Hudak comme représentant les valeurs du Tea Party américain et à accuser Horwath de forcer sa « politique zéro ».

Horwath a fait remarquer que le gouvernement Wynne n’avaient pas tenu ses promesses, dont celle de résoudre les problèmes au niveau des soins à domicile et d’établir un Bureau de responsabilité financière.

Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO, a demandé à Horwath de démanteler le gouvernement minoritaire de deux ans et demi, qualifiant le budget du printemps d’outil de transfert des richesses du public au secteur des entreprises.

L’Ontario est la province canadienne avec les dépenses de programmes les plus basses qui soient.

« À un moment où les sociétés du pays sont assises sur une pile de cash représentant 626 milliards de dollars, il est ridicule de ne pas en utiliser une partie pour financer les services dont les Ontariens ont tant besoin », a dit Thomas.

L’Ontario Health Coalition a reconnu les efforts dans le budget visant à aborder les déterminants sociaux de la santé, mais a critiqué un gel du financement de base des hôpitaux pour une troisième année consécutive.

« En dépit des beaux discours gouvernementaux, les coupures dans les hôpitaux ne sont pas compensées par des fonds au niveau des soins communautaires », a déclaré Natalie Mehra, directrice de l’OHC dans un communiqué de presse la semaine dernière.

L’Association des hôpitaux de l’Ontario s’est montrée anormalement silencieuse sur le budget, même si plus tôt cette année, elle avait demandé l’établissement d’objectifs de planification des capacités. L’Ontario est déjà parmi ceux dans le monde développé qui ont le moins grand nombre de lits par habitant, derrière le Mexique et le Chili. Il n’est pas étonnant que l’AHO veuille savoir quand cesseront toutes ces coupures au niveau des lits.

Doris Grinspun, directrice exécutive de l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (AIIAO), a qualifié de « piètre somme » les 300 millions de dollars promis pour transférer les services des hôpitaux dans la communauté et a dit que cette somme contribuera à « laisser les Ontariens sur la touche en attendant qu’ils puissent accéder aux soins de santé d’équipes interprofessionnelles de soins primaires dans leur communauté ».

L’AIIAO a aussi exprimé des inquiétudes au sujet de la privatisation de l’infrastructure hospitalière au moyen des initiatives de partenariats publics-privés.

L’Association représentant les infirmières auxiliaires autorisées a déclaré que les hôpitaux de l’Ontario perdaient du terrain en ce qui concernait leur engagement à avoir soixante-dix pour cent de leur effectif infirmier à temps plein. L’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario a déclaré que les hôpitaux faisaient face à des restrictions budgétaires sans précédent, qui ont créé une baisse significative dans le pourcentage des infirmières occupant un poste à temps plein. Elle fait remarquer que le taux d’emploi à temps plein pour les infirmières auxiliaires autorisées a baissé de 4,1 % cette année, pour atteindre 56,8 %.

« Cette tendance a des conséquences épouvantables pour nos infirmières », a dit Dianne Martin, directrice exécutive de l’AIIAO. « Elle contribue à une baisse dans la continuité des soins et à leur fragmentation, ce qui nuit considérablement à la situation des patients, rendant de plus en plus difficile pour les infirmières de maintenir les niveaux de service requis pour répondre aux besoins des patients en matière de soins de santé. »

Tandis que l’Ontario Long Term Care Association s’est dite heureuse des nouveaux fonds visant l’amélioration des maisons de soins infirmiers dans la province, la directrice générale de l’Association, Candace Chartier, s’est dite déçue qu’aucune ressource supplémentaire n’avait été prévue pour le soutien comportemental.

L’OLTCA a mis en évidence un récent sondage de la firme Nanos Research qui a révélé que plus de 90 pour cent des Ontariens se soucient ou se soucient énormément de la disponibilité de personnel pour les personnes âgées dans les foyers de soins de longue durée et de l’état physique des foyers. Plus de quatre personnes sur cinq (82 %) ayant répondu au sondage de la firme Nanos estiment que le gouvernement devrait investir maintenant dans les soins de longue durée.

Même si l’augmentation du pourcentage était inférieur à l’an dernier, l’Ontario Home Care Association a applaudi le gouvernement qui a reconnu l’importance des soins à domicile et la décision d’augmenter le salaire minimum des préposés aux services de soutien à la personne à 16,50 $/heure d’ici avril 2016. L’OHCA a fait remarquer que les PSSP fournissent 70 pour cent des services financés par les CASC.

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