Le PDG de l’Hôpital de Scarborough : « Il ne faut jamais dire jamais »

Rik Ganderton, dirigeant du SSVR, et Robert Biron, dirigeant du TSH, à la réunion du Conseil du RLISS du Centre Est, mercredi dernier.

Rik Ganderton, dirigeant du SSVR, et Robert Biron, dirigeant du TSH, à la réunion du Conseil du RLISS du Centre Est, mercredi dernier.

Les deux dirigeants représentant les hôpitaux de Scarborough et de la vallée de la Rouge se sont présentés devant le RLISS du Centre Est mercredi dernier suite à l’annonce la semaine dernière de l’annulation, pour le moment, de la fusion qui avait été proposée entre les deux hôpitaux.

Rik Ganderton et Robert Biron semblaient nerveux, sachant qu’au moins à cet endroit, la décision de revenir en arrière serait considérée comme une déception. Fusionnés, ces deux hôpitaux auraient formé la septième association d’hôpital en ordre d’importance dans la province.

L’issue de la réunion était à prévoir – le RLISS travaillerait avec les deux hôpitaux afin de poursuivre un programme d’intégration et de définir les prochaines étapes. Les deux dirigeants ont convenu de revenir en avril après une réunion avec le personnel supérieur du RLISS.

Deborah Hammons, PDG du RLISS, a tenté de présenter la situation sous son meilleur jour, faisant remarquer que les 3,8 millions de dollars déjà investis dans la fusion n’étaient pas entièrement perdus – s’attachant à faire comprendre au public que cet argent avait été dépensé à bon escient.

La question risque d’avoir tracassé lourdement Biron et le conseil de l’Hôpital de Scarborough. En effet, c’est le TSH, et non pas les deux conseils des hôpitaux, qui a abandonné le projet, reconnaissant que poursuivre avec un soutien financier tangible si faible comportait des risques considérables.

Biron a dit que son hôpital ne tenait pas à fusionner à n’importe quel prix. Pas plus que son conseil n’était disposé à le faire aux dépens des services aux patients.

« Les exemples de fusions qui n’ont pas réussi ne manquent pas », a-t-il dit au RLISS. Il pensait peut-être à sa propre organisation où jusqu’à récemment des tensions persistaient encore entre les sites de l’Hôpital général de Scarborough et de l’Hôpital Grace de Scarborough.

Si le TSH était sorti de la fusion en coupant sur les services cliniques, le soutien de la communauté se serait vite évaporé. Après tout, la raison d’être de la fusion était d’améliorer les services aux patients, pas de les éliminer.

Contrairement à Ganderton, Biron a minimisé l’impact financier de la fusion, mettant l’accent sur l’avantage stratégique que des associations d’hôpitaux de cette envergure pourraient avoir auprès des bailleurs de fonds, des patients et des professionnels de la santé qualifiés.

Il a admis qu’il aurait fallu six ans aux hôpitaux pour récupérer leurs investissements si la fusion avait eu lieu. Les deux dirigeants avaient déjà dit que ce serait un projet de longue haleine.

Biron a également reconnu qu’il serait impossible pour les conseils actuels de forcer le conseil fusionné à honorer des engagements pris aujourd’hui. Il a peut-être pensé à l’engagement actuel de conserver les quatre services d’urgence à Scarborough. Ça risque d’être une promesse difficile à tenir, et plus particulièrement si les quatre sites sont fusionnés pour former un nouveau méga-hôpital.

Biron a souligné que le soutien financier pour la fusion était critique à l’étude de faisabilité initiale. À ce sujet, le TSH était au moins disposé à faire un saut dans l’inconnu.

Les deux dirigeants ont déclaré que le gros des économies dépendait largement des nouvelles installations; Biron a fait remarquer que le processus visant à remplacer ses installations de chirurgie vieillissantes avait déjà été retardé par la fusion. Si la fusion avait pris place, le nouvel hôpital aurait été le meilleur en matière d’interventions chirurgicales, utilisant des salles d’opération que Ganderton a qualifiées de « dickensiennes ».

Après des mois à finir mutuellement leurs phrases, le point de vue de Ganderton s’est écarté plus ouvertement de celui de Biron. Le PDG du Système de la santé de la vallée de la Rouge a pris le temps d’expliquer pourquoi son conseil avait approuvé la fusion, en dépit d’un nouvel engagement financier de seulement 3 millions de dollars de la province.

La prise de décision a en grande partie dépendu de la conversation de vendredi soir dernier avec la ministre de la Santé. Tandis que Biron considérait qu’un montant de 3 millions de dollars était en-deçà de leur montant minimum, Ganderton voyait l’investissement comme un encouragement à aller de l’avant.

Hammons a également fait remarquer que dans le contexte de compressions budgétaires actuel, un montant de 6,8 millions de dollars (il incluait les 3,8 millions de dollars déjà dépensés) représentait un engagement considérable.

Ganderton a parlé de ses antécédents de travail avec le ministère de la Santé et le RLISS dans le cadre de projets couronnés de succès et a déclaré qu’un courriel de la ministre avait suffi à son hôpital pour faire le saut dans l’inconnu que l’Hôpital de Scarborough n’était pas prêt de faire.

L’interruption du projet de fusion ne signifie pas que les deux hôpitaux retournent au statu quo. Le processus de consultation, entre autres, a rapproché le personnel des deux hôpitaux comme on ne l’a jamais vu ailleurs dans le secteur des soins de la santé de la province. Cette collaboration risque bien d’ouvrir des portes vers de nouveaux niveaux de collaboration.

Biron a dit qu’un certain nombre d’intégrations étaient déjà envisagées, même si aucun échéancier n’avait été établi. La première aura probablement une incidence sur les services pour les enfants et liés à la maternité.

Est-ce vraiment la fin des discussions de fusion? Biron a dit au RLISS « il ne faut jamais dire jamais ».

Les deux dirigeants représentant les hôpitaux de Scarborough et de la vallée de la Rouge se sont présentés devant le RLISS du Centre Est mercredi dernier suite à l’annonce la semaine dernière de l’annulation, pour le moment, de la fusion qui avait été proposée entre les deux hôpitaux.

Rik Ganderton et Robert Biron semblaient nerveux, sachant qu’au moins à cet endroit, la décision de revenir en arrière serait considérée comme une déception. Fusionnés, ces deux hôpitaux auraient formé la septième association d’hôpital en ordre d’importance dans la province.

L’issue de la réunion était à prévoir – le RLISS travaillerait avec les deux hôpitaux afin de poursuivre un programme d’intégration et de définir les prochaines étapes. Les deux dirigeants ont convenu de revenir en avril après une réunion avec le personnel supérieur du RLISS.

Deborah Hammons, PDG du RLISS, a tenté de présenter la situation sous son meilleur jour, faisant remarquer que les 3,8 millions de dollars déjà investis dans la fusion n’étaient pas entièrement perdus – s’attachant à faire comprendre au public que cet argent avait été dépensé à bon escient.

La question risque d’avoir tracassé lourdement Biron et le conseil de l’Hôpital de Scarborough. En effet, c’est le TSH, et non pas les deux conseils des hôpitaux, qui a abandonné le projet, reconnaissant que poursuivre avec un soutien financier tangible si faible comportait des risques considérables.

Biron a dit que son hôpital ne tenait pas à fusionner à n’importe quel prix. Pas plus que son conseil n’était disposé à le faire aux dépens des services aux patients.

« Les exemples de fusions qui n’ont pas réussi ne manquent pas », a-t-il dit au RLISS. Il pensait peut-être à sa propre organisation où jusqu’à récemment des tensions persistaient encore entre les sites de l’Hôpital général de Scarborough et de l’Hôpital Grace de Scarborough.

Si le TSH était sorti de la fusion en coupant sur les services cliniques, le soutien de la communauté se serait vite évaporé. Après tout, la raison d’être de la fusion était d’améliorer les services aux patients, pas de les éliminer.

Contrairement à Ganderton, Biron a minimisé l’impact financier de la fusion, mettant l’accent sur l’avantage stratégique que des associations d’hôpitaux de cette envergure pourraient avoir auprès des bailleurs de fonds, des patients et des professionnels de la santé qualifiés.

Il a admis qu’il aurait fallu six ans aux hôpitaux pour récupérer leurs investissements si la fusion avait eu lieu. Les deux dirigeants avaient déjà dit que ce serait un projet de longue haleine.

Biron a également reconnu qu’il serait impossible pour les conseils actuels de forcer le conseil fusionné à honorer des engagements pris aujourd’hui. Il a peut-être pensé à l’engagement actuel de conserver les quatre services d’urgence à Scarborough. Ça risque d’être une promesse difficile à tenir, et plus particulièrement si les quatre sites sont fusionnés pour former un nouveau méga-hôpital.

Biron a souligné que le soutien financier pour la fusion était critique à l’étude de faisabilité initiale. À ce sujet, le TSH était au moins disposé à faire un saut dans l’inconnu.

Les deux dirigeants ont déclaré que le gros des économies dépendait largement des nouvelles installations; Biron a fait remarquer que le processus visant à remplacer ses installations de chirurgie vieillissantes avait déjà été retardé par la fusion. Si la fusion avait pris place, le nouvel hôpital aurait été le meilleur en matière d’interventions chirurgicales, utilisant des salles d’opération que Ganderton a qualifiées de « dickensiennes ».

Après des mois à finir mutuellement leurs phrases, le point de vue de Ganderton s’est écarté plus ouvertement de celui de Biron. Le PDG du Système de la santé de la vallée de la Rouge a pris le temps d’expliquer pourquoi son conseil avait approuvé la fusion, en dépit d’un nouvel engagement financier de seulement 3 millions de dollars de la province.

La prise de décision a en grande partie dépendu de la conversation de vendredi soir dernier avec la ministre de la Santé. Tandis que Biron considérait qu’un montant de 3 millions de dollars était en-deçà de leur montant minimum, Ganderton voyait l’investissement comme un encouragement à aller de l’avant.

Hammons a également fait remarquer que dans le contexte de compressions budgétaires actuel, un montant de 6,8 millions de dollars (il incluait les 3,8 millions de dollars déjà dépensés) représentait un engagement considérable.

Ganderton a parlé de ses antécédents de travail avec le ministère de la Santé et le RLISS dans le cadre de projets couronnés de succès et a déclaré qu’un courriel de la ministre avait suffi à son hôpital pour faire le saut dans l’inconnu que l’Hôpital de Scarborough n’était pas prêt de faire.

L’interruption du projet de fusion ne signifie pas que les deux hôpitaux retournent au statu quo. Le processus de consultation, entre autres, a rapproché le personnel des deux hôpitaux comme on ne l’a jamais vu ailleurs dans le secteur des soins de la santé de la province. Cette collaboration risque bien d’ouvrir des portes vers de nouveaux niveaux de collaboration.

Biron a dit qu’un certain nombre d’intégrations étaient déjà envisagées, même si aucun échéancier n’avait été établi. La première aura probablement une incidence sur les services pour les enfants et liés à la maternité.

Est-ce vraiment la fin des discussions de fusion? Biron a dit au RLISS « il ne faut jamais dire jamais ».

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