L’Hôpital Northumberland Hills a déjà des éducateurs agréés en diabète

C’est une chose de ne pas reconnaître le travail que vous faites. C’en est toute une autre lorsque votre hôpital déclare que vous ne faites pas ce travail du tout.

L’Hôpital Northumberland Hills (NHH) déclare ne pas « actuellement fournir d’éducation spécialisée sur le diabète à ses patients ambulatoires et hospitalisés ». Il est certain que si vous êtes éducateur agréé en diabète dans cet hôpital, c’est toute une surprise de l’entendre.

« L’équipe d’intégration » élabore actuellement un plan afin de faire venir les infirmières et/ou diététistes du Centre de santé communautaire (CSC) de Port Hope afin d’éduquer les patients de l’unité de dialyse du NHH et de fournir de l’instruction sur les meilleures pratiques au personnel de l’hôpital. Ceci en dépit du fait que deux éducateurs agréés en diabète aguerris fassent déjà partie du personnel de l’hôpital de Cobourg et qu’on y appuie la certification d’un troisième membre du personnel.

Il n’y a rien de pire pour le moral du personnel que de dire à un employé qu’il n’existe pas.

La nouvelle PDG du NHH, Linda Davis, pourrait peut-être s’entretenir avec ses propres éducateurs agréés en diabète avant de faire appel à de l’aide de l’extérieur. Elle serait peut-être surprise de voir que l’expertise dont l’hôpital a besoin se trouve juste sous son nez.

Dans l’annonce du poste de diététiste publiée l’an dernier, le NHH avait tout spécifiquement exigé ce qui suit (entre autres) :

  • Fournir des conseils aux malades hospitalisés nouveaux diabétiques ou aux diabétiques hospitalisés qui ont de la peine à gérer leur maladie; fournir des conseils aux patients ambulatoires, aux urgences, à l’unité de dialyse et à l’unité de chimio, de façon limitée lorsque des soins alimentaires d’urgence sont nécessaires.
  • Agir comme ressource pour les membres de l’équipe interprofessionnelle dans la fourniture de renseignements sur la nutrition et l’alimentation, et former l’équipe au besoin.
  • Conseiller et éduquer les patients tel que nécessaire, en faisant appel aux renseignements cliniques obtenus auprès du patient, de sa famille et des membres de l’équipe de soins, ainsi que dans le dossier du patient; développer et modifier les plans nutritionnels et diététiques en fonction des besoins du patient.

Les qualifications requises pour l’emploi incluaient celle d’être « éducateur agréé en diabète ».

Les éducateurs agréés en diabète de l’hôpital fournissent des instructions générales sur le diabète, les plans d’alimentation sains, les glucomètres, les agents/l’insuline oraux et les stylos injecteurs d’insuline. Ils conseillent aussi les médecins et recommandent les agents oraux, l’insuline et le dosage d’insuline qui conviennent à leurs patients diabétiques.

Nous aimerions savoir ce que les infirmières du CSC envisagent de faire différemment de ce que le personnel de l’hôpital fait déjà. Nous aimerions aussi savoir de quelles connaissances expertes l’hôpital pense avoir besoin en plus de ses deux et bientôt trois éducateurs agréés en diabète. Nous aimerions savoir pourquoi l’hôpital a jugé important d’annoncer un poste d’éducateur agréé en diabète s’il n’avait pas l’intention d’éduquer les patients ou le personnel.

La proposition venue du RLISS du Centre Est est incroyablement vague; ainsi, il est difficile d’établir pourquoi l’hôpital a estimé devoir demander de l’aide au CSC ou si le CSC avait juste plus de ressources que de travail.

En 2010, dans le cadre d’un effort de réduction des coûts, le NHH avait fermé sa clinique de soins ambulatoires du diabète. Si le CSC a les volumes que le NHH avait autrefois, il est difficile de croire qu’il puisse se défaire de ses ressources humaines.

Dans leur réponse, le NHH/CSC nous ont fait remarquer que les « patients sous dialyse souffraient souvent d’une variété d’autres maladies et que le trajet additionnel dans une clinique communautaire ajoutait aux difficultés personnelles d’un grand nombre de ces patients ».

En 2010, le NHH avait dit rendre un grand service à ces patients en transférant le travail dans la communauté (même si c’était une communauté plus loin). Aujourd’hui, on nous dit que c’est un problème parce qu’un grand nombre de ces patients consultent à l’hôpital pour d’autres raisons.

Serait-il ainsi logique d’assumer que la clinique de soins ambulatoires du diabète n’aurait jamais dû être fermée? Le RLISS essaie-t-il vraiment de corriger sa première erreur, en laissant un gâchis encore plus grand?

Notre suggestion pour le NHH, le CSC et le RLISS du Centre Est : recommencez! Évaluez d’abord vos ressources et où elles se trouvent. Les besoins de la communauté épuisent-ils ces ressources? Établissez pourquoi les patients ne vont pas à Port Hope et, si c’est un problème, envisagez de réouvrir la clinique de soins ambulatoires que l’hôpital a fermée en 2010. Si des ressources additionnelles sont nécessaires à l’hôpital, embauchez ou augmentez les heures du personnel à temps partiel existant. Si le modèle du CSC a besoin d’être révisé, révisez-le. Nulle part dans le plan ne dit-on ce que cette intégration est censée couvrir.

L’hôpital suggère que ce n’est pas différent du rôle du Centre d’accès aux soins communautaires à l’hôpital. Le CASC est ici pour aider les patients à faire appels aux fournisseurs dans la communauté. Les infirmières du CSC sont là pour fournir un service aux patients à l’hôpital – un service qui est vraisemblablement déjà offert par le personnel qualifié de l’hôpital. C’est une grosse différence.

Nous invitons Davis à nous rencontrer dès que possible.

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