Rassemblement à Arnprior pour s’opposer aux coupures à l’hôpital rural

Arnprior est une communauté de la vallée d’Ottawa située à 66 kilomètres au nord de la capitale. Le village est construit autour de l’embouchure de la rivière Madawaska et compte plus de 8 000 habitants. Les communautés autour d’Ottawa, y compris Arnprior, connaissent une croissance importante, avec le centre urbain qui s’étend de plus en plus loin dans les régions rurales environnantes.

Comme de nombreuses localités plus petites, Arnprior subit des pressions pour réduire les services de santé locaux, forçant les résidents à se rendre en ville pour obtenir des soins.

On dirait bien que la notion provinciale de bons soins au bon moment au bon endroit ait omis les communautés rurales. La situation a donné lieu à de nombreuses campagnes de riposte à travers la province, dont bon nombre ont porté fruit.

Les professionnels de la santé et le personnel de soutien de l’Hôpital Memorial d’Arnprior et du district espèrent que leur communauté connaîtra le fruit de leurs efforts. Ils ont demandé à la communauté de se joindre à eux dans le cadre d’une manifestation qui a eu lieu hier entre Hydro Park et l’hôpital.

Cet été, six lits de soins de courte durée ont été fermés à l’hôpital, ce qui n’est pas inhabituel pour la saison, en dépit de la migration vers le nord des propriétaires de chalet à cette époque de l’année. Par contre, les lits sont normalement réouverts en hiver, mais pas cette année.

Les résidents craignent que leur salle d’urgence devienne surchargée sans ces lits.

En plus de la suppression de ces lits, l’hôpital élimine aussi plusieurs soutiens professionnels. Parmi les dernières coupures, notons des services de physiothérapie et d’imagerie diagnostique. L’hôpital s’est également débarrassé de tous ses préposés aux services de soutien à la personne.

Le problème avec cette suppression de services de santé dans les communautés rurales est que les patients finissent dans les hôpitaux des grandes villes, qui sont eux aussi soumis à des contraintes.

Plus tôt cette année, l’Hôpital d’Ottawa annonçait des suppressions d’emplois correspondant à 290 postes équivalents à temps plein.

Tous les hôpitaux sont dans la deuxième année d’un gel de leur financement de base, qui est censé durer jusqu’en 2018. Malgré les revendications de la province qui dit qu’on ne supprime pas des soins de santé, la réalité d’un gel du financement est que les hôpitaux perdent un terrain considérable chaque année – certains dirigeants nous disent que l’impact approche les trois à cinq pour cent chaque année.

La province insiste pour dire que le gel vise à faciliter la transition des soins de santé vers la communauté, mais le réinvestissement semble souvent être tout à fait insuffisant pour répondre à la demande. Les soins communautaires peuvent également coûter cher, et plus particulièrement les services de diagnostic privés. Ils peuvent aussi avoir des horaires limités et associer à leurs services des frais d’utilisation peu populaires.

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