Consternés par les réalités divergentes des hôpitaux de la province

On nous a rappelé la semaine dernière que la réalité des hôpitaux de l’Ontario diffère largement d’un établissement à l’autre. Lorsque Bob Bell, le président-directeur général du Réseau universitaire de santé, bavarde avec la ministre de la Santé Deb Matthews, sa réalité est loin de ressembler à celle d’un grand nombre des PDG des hôpitaux régionaux de l’Ontario.

La Toronto General & Western Hospital Foundation – une des nombreuses fondations associées au Réseau universitaire de santé de Toronto (RUST), a eu son assemblée générale annuelle la semaine dernière.

Cette fondation a recruté avec succès les gros donateurs de la ville et a réussi à recueillir 75,9 millions de dollars en 2012-2013. Cet argent sera en grande partie consacré à des travaux de recherche de pointe aux résultats dignes d’éloges.

Les présentations faites dans le cadre de cette assemblée se sont avérées fort différentes des télétribunes conduites plus tôt dans la semaine par les homologues de Bell de l’Hôpital de Scarborough et du Système de santé de la vallée de la Rouge.

Tandis que les deux PDG de la région du Grand Toronto doivent faire face aux soupçons que leur éventuelle fusion est une excuse pour des coupures potentielles de 28 millions de dollars au niveau des services, les dirigeants du RUS ne se gênent pas de parler des expressions visibles de la « stature » de leur hôpital. Tandis que Robert Biron, le président-directeur général de l’Hôpital de Scarborough, dit qu’il trop tôt pour dire combien d’employés devront être mis à pied dans le cas d’une fusion, le RUS se vante des tout derniers talents qu’ils ont réussi à recruter à Toronto.

La soirée a débuté avec une vidéo montrant la vision à long terme du RUS de construire un empire hospitalier au centre-ville. La vidéo a montré des tours démolies remplacées par d’autres tours encore plus hautes. Elle a montré un quartier central déjà à un stade avancé d’acquisition qui fournirait de l’espace pour permettre la croissance du campus hospitalier. Elle a montré un pont qui relierait éventuellement deux édifices et un atrium qui en entourerait un autre. Différents départements « sautaient » de la vidéo comme des blocs verts qui seraient éventuellement regroupés en une seule entité ailleurs sur la carte.

Lorsque le superviseur nommé par le ministère du Système de santé de Niagara avait recommandé qu’un nouvel hôpital soit construit (Niagara Sud), beaucoup de gens au sein de la communauté s’étaient montrés sceptiques. Certains craignaient que le vieil hôpital actuel soit superflu avant même que les grues n’arrivent dans la région sud du Niagara. Au RUS, ce nouveau plan ambitieux semble faire partie d’un continuum sans fin. Personne ne doute de la capacité du RUS de mener à bien cet ambitieux projet d’expansion/renouvellement. Juste à côté de l’endroit où la réunion a eu lieu, le RUS met la dernière main à la Tour Krembil Discovery, dont la construction a coûté 173,9 millions de dollars. Plus d’un tiers de ce coût a été couvert par des dons. La famille Krembil a mis le projet en branle avec un don de 30 millions de dollars. Ce genre de choses ne se produit tout simplement pas dans des hôpitaux comme le Centre de Santé South Grey Bruce.

Bell a dit à son auditoire bien nanti qu’hormis plusieurs individus dans la pièce, l’hôpital était parmi les plus gros propriétaires de la ville de Toronto. Le fait qu’il ait dû relativiser ses propos en dit long sur les personnes qui étaient présentes dans la salle.

Qu’on ne s’y méprenne pas – le RUS fait un travail extraordinaire. Le Dr Barry Rubin, directeur des programmes au Centre de cardiologie Peter Munk, a parlé de certaines percées réalisées par l’hôpital dans ses recherches. Celles-ci comprennent une nouvelle procédure chirurgicale qui permet de faire baisser immédiatement la tension artérielle des patients les plus atteints – y compris de ceux qui montrent une résistance aux médicaments actuels. Une autre consiste à utiliser les propres cellules souches du patient pour régénérer le muscle cardiaque endommagé. Les membres de l’auditoire furent parmi les premiers à visionner une vidéo mettant en vedette une technologie de pointe qui permettra aux médecins de scanner les organes de leurs patients dans une représentation holographique tridimensionnelle fidèle. Le RUS sera parmi les premiers centres au monde à posséder une telle technologie lorsqu’elle sera commercialisée l’an prochain.

C’est impressionnant.

Une grande partie des travaux de recherche du RUS bénéficieront éventuellement non seulement à tous les Canadiens, mais aux patients du monde entier. Et c’est bien.

Alors, pourquoi restons-nous consternés par un tel affichage de réalités divergentes à une course de métro de là?

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s