Selon un rapport de l’UNICEF, les enfants canadiens paient le prix de l’austérité

Qui paie le prix de l’austérité gouvernementale? Un nouveau rapport de l’UNICEF semble suggérer que ce sont les enfants canadiens.
Selon ce rapport, sur 29 pays riches évalués, le Canada se trouve au beau milieu de la liste en ce qui concerne le bien-être de nos enfants, et les indicateurs, surtout en ce qui concerne les soins de santé et la pauvreté, sont troublants.

Selon le plus récent rapport de l’UNICEF, le Canada est 21e sur 29 en ce qui concerne la pauvreté relative des enfants, 22e en ce qui concerne la mortalité infantile et 27e en ce qui concerne le pourcentage d’enfants qui font de l’embonpoint.

Tandis que le rapport peut suggérer qu’avec une 17e place, les enfants canadiens se portent relativement bien, « un trop grand nombre d’enfants… sont exclus des programmes de santé publique et… ne profitent pas de leurs années de scolarité obligatoire en optant pour l’éducation secondaire, une formation professionnelle ou un emploi ».

Tandis que les enfants pauvres risquent davantage d’être laissés pour compte, le rapport indique que certaines conditions affectent les enfants canadiens de tous les niveaux socioéconomiques, précisant que nous élevons des enfants « dans des familles pressées par le temps et à faible revenu ».

La propre impression des enfants en ce qui concerne leur bien-être est surprenante – cet indicateur nous place en 24e position! Seules les nations de l’Europe de l’Est font pire. Tandis que l’impression que les enfants ont d’eux-mêmes est habituellement en ligne avec les autres indicateurs du sondage, ce n’est pas le cas pour le Canada.

« Les relations des enfants avec leurs parents et avec leurs pairs ont considérablement changé en une génération; les familles sont plus petites et plus isolées; ils doivent effectuer plus de transport et faire face à d’autres exigences dans leur milieu de travail», nous dit le rapport. Il fait également remarquer la place de plus en plus grande qu’occupent les médias sociaux dans la vie de nos enfants.

Parmi les cinq grandes catégories examinées, soit comportements et risques, bien-être matériel, éducation, logement et environnement, et santé et sécurité, c’est la dernière qui est la plus inquiétante. Dans les déterminants de la santé et de la sécurité, le Canada finit 27e sur 29 pays.

Le rapport de l’année dernière indique que le prix de négliger le bien-être des enfants est élevé.

Ce prix énorme se traduit par une baisse de la productivité et des aptitudes, des niveaux de santé et de scolarité inférieurs, un risque accru de chômage et de dépendance à l’égard de la protection sociale, des frais de fonctionnement de la justice et de la protection sociale plus élevés et une perte de la cohésion sociale.

L’UNICEF dit que l’incapacité de protéger les enfants contre la pauvreté est une des erreurs les plus coûteuses qu’une société puisse faire.

Sharon Goldfeld, directrice nationale de l’Index australien de développement de la petite enfance, a dit aux chercheurs de l’UNICEF que « pendant une récession, la première chose qu’on fait en général est de laisser tomber les enfants ».

Le rapport de 2012 nous met en garde contre l’intervalle de temps qui existe entre le début d’une crise économique et la pleine mesure de son impact.

En Ontario, nous ne sommes vraiment que dans la première année du nouveau plan d’austérité du gouvernement. On s’attend à voir des coupures profondes jusqu’en 2017-2018.

On ne fait que commencer à en calculer le prix.

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