L’histoire de deux RLISS – Champlain pourrait s’inspirer du RLISS du Centre Est lorsqu’il s’agit de participation communautaire

Au cours des dernières semaines, nous avons encouragé le Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) de Champlain à agir en ce qui concerne les coupures et transferts de services à l’Hôpital d’Ottawa.

Chantale LeClerck, directrice générale du RLISS de Champlain, se bat, insistant que les changements considérables apportés à la prestation des services de santé dans sa région ne justifient pas une décision d’intégration ni d’autres consultations publiques.

Curieusement, dans ses lettres plus récentes adressées au SEFPO et à la Coalition de la santé de l’Ontario, elle mentionnait que les volumes d’endoscopies dans la région n’avaient pas encore été décidés et que le RLISS n’avait aucun mécanisme pour les transférer hors d’un milieu hospitalier (les RLISS n’ont aucune juridiction sur les cliniques privées qui font le travail du RAMO).

Jack Kitts, PDG de l’Hôpital d’Ottawa, a publiquement déclaré que l’hôpital effectuerait 4 000 endoscopies de moins par année (on avait parlé de 5 000 avant ça) et qu’il s’attendait à ce que ces interventions soient prises en charge par des cliniques communautaires indépendantes et d’autres hôpitaux régionaux.

De toute évidence, le PDG de l’hôpital et le PDG du RLISS ne sont pas sur la même longueur d’ondes, même si le RLISS nous dit que l’hôpital ne fait que respecter son entente de responsabilité.

Les endoscopies tomberont dans la catégorie des « interventions axées sur la qualité » pour l’année à venir. Le financement de ces IAQ relève du budget global de l’hôpital. Cela signifie que si l’Hôpital d’Ottawa décide de ne plus effectuer 4 000 endoscopies, il ne reçoit plus les fonds pour celles-ci. À moins que l’hôpital ne perde de l’argent avec ces interventions, un tel transfert n’aidera pas forcément l’hôpital d’un point de vue financier, la raison pour laquelle on procédait à cette « restructuration ». En attendant qu’on nous dise où ces interventions seront transférées (si elles le sont), on ne sait pas si la région économisera de l’argent ou si le public y aura toujours accès.

Que l’affaire puisse être réglée alors même que le RLISS lui-même ne connaît pas ses volumes régionaux nous dépasse complètement.

L’hôpital a également déclaré qu’il fera 15 % moins de chirurgies de la cataracte; le RLISS ayant maintenu qu’il avait réussi à réduire les temps d’attente. Pourtant, le temps d’attente moyen le plus récent est de 141 jours dans la province pour une chirurgie de la cataracte. Le temps d’attente affiché à l’Hôpital d’Ottawa est de 209 jours. À l’hôpital Montfort tout proche, l’attente est de 124 jours.

Le RLISS mentionne que l’hôpital a répondu à ses obligations de consultation publique en soumettant ses propositions au Conseil consultatif communautaire qu’il a lui-même formé. Étant donné la nature controversée de ces coupures, c’est une bien maigre consolation.

Malgré une importante manifestation publique en mars dernier, le RLISS n’a pas faibli.

Ce n’est pas le cas avec le RLISS du Centre Est, dont l’autorité s’étend de l’extrémité est de Toronto aux hautes-terres de Haliburton.

Là, le RLISS a écouté les préoccupations du public en ce qui concerne les solutions proposées par l’Hôpital de Scarborough pour résoudre sa situation de déficit.

Debbie Hammons, PDG du RLISS du Centre Est, a dit au Scarborough Mirror qu’elle avait été inondée d’appels, de courriels et de pétitions de gens qui sont opposés aux changements suggérés pour l’hôpital.

L’Hôpital de Scarborough avait proposé de consolider ses programmes pour mères et nouveau-nés à son centre plus petit de Birchmount, de transformer le centre Birchmount en un centre de chirurgies de jour seulement et d’envoyer toutes les chirurgies avec hospitalisations au centre plus grand du chemin Lawrence.

Le RLISS a renversé cette décision et a recommandé plutôt que l’Hôpital de Scarborough examine les changements prévus pour les services avec un groupe de médecins et de dirigeants communautaires qui aborderont les préoccupations et les risques exposés. Ils ont également demandé à l’Hôpital de Scarborough d’améliorer la coordination entre ses différents centres et le Rouge Valley Health System en ce qui concerne les chirurgies vasculaires, la santé maternelle et la pédiatrie.

Le même RLISS avait rejeté une proposition de fusion l’an dernier entre l’Hôpital de Scarborough, déjà dans une situation financière difficile, et l’Hôpital général de Toronto Est, en bien meilleure santé financière.

Il est évident qu’un de ces RLISS souhaite impliquer la communauté dans ses décisions de changements majeurs aux services de santé. Il veut examiner la situation dans un contexte plus large. Un des deux RLISS cherche à justifier une vérité évidente – l’Hôpital d’Ottawa fait de profondes réductions aux soins de santé publique pour équilibrer son budget.

Il est temps que le RLISS de  Champlain tire une leçon de son homologue du Centre Est en ce qui concerne la participation de la communauté et qu’il réexamine les coupures à l’Hôpital d’Ottawa. LeClerc, encore relativement nouvelle à son poste, voudra peut-être passer un coup de fil à Deb Hammons, qui a davantage d’expérience, pour essayer de se sortir de ce pétrin.

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