Les organismes de soins à domicile et communautaires ne reçoivent pas tous une augmentation cette année

On a toujours trouvé un peu étrange de séparer les hôpitaux des autres prestataires de soins basés dans la communauté. Si les hôpitaux ne sont pas des organismes communautaires, que sont-ils donc? Avec le mot intégration à l’ordre du jour, tout cela nous paraît encore plus étrange.

La réalité est que les hôpitaux sont la citadelle des soins de santé au sein de leur communauté et qu’ils attirent une participation bien plus importante de la collectivité que certains soi-disant fournisseurs de soins de santé communautaires privés à but lucratif avec lesquels le gouvernement semble s’être associé.

Il suffit de visiter le vestibule d’entrée de n’importe quel hôpital pour voir un bureau d’information doté de bénévoles de la communauté. Si vous avez eu une chirurgie cardiaque récemment, vous avez probablement reçu la visite d’un bénévole de l’hôpital chargé de répondre à vos questions. Les bénévoles de la communauté sont essentiels à l’intérieur des hôpitaux. Ces derniers ne fonctionneraient vraisemblablement pas sans eux.

Contrairement à certains organismes privés de la province, les conseils d’administration des hôpitaux sont composés en grande partie de personnes qui vivent dans la communauté. Ils sont beaucoup plus proches de leurs communautés locales que, par exemple, les conseils d’administration de l’établissement de soins de santé à but non lucratif St. Elizabeth ou de l’organisme de soins à domicile à but lucratif Bayshore.

C’est donc avec grand intérêt que nous notons que les fournisseurs de soins à domicile et communautaires ne reçoivent pas tous une augmentation cette année, en dépit de la rhétorique du gouvernement sur le déplacement des services des hôpitaux à la communauté. C’est parce qu’une partie de ce travail est en fait effectuée par les hôpitaux.

Le dernier budget provincial prévoyait une augmentation de quatre pour cent pour les fournisseurs de soins à domicile et communautaires – la plus forte augmentation parmi tous les fournisseurs de soins de santé. Le retard à approuver le financement des soins à domicile s’est traduit par une arrivée fort tardive des fonds dans le secteur cette année, et les Réseaux locaux d’intégration des services de santé ont dû réaffecter les fonds avant même qu’ils ne tombent entre les mains de ces organismes.

Le fait qu’on fasse mourir de faim les hôpitaux publics tandis qu’on finance des organismes communautaires à but lucratif privés est ironique si l’on estime que les hôpitaux publics, en plus de servir leurs communautés, sortent de leurs quatre murs pour faire ce qu’on pourrait qualifier de travail de soins à domicile.

Lors de notre visite à Ottawa, la semaine dernière, George Weber, PDG du Groupe consultatif des Services de santé Royal Ottawa, nous a dit qu’il ne recevrait aucune augmentation pour les équipes du traitement communautaire actif qui offrent du soutien en santé mentale au domicile des clients. Ces travailleurs voient rarement l’intérieur d’un hôpital. Mais en raison de leur lien avec l’hôpital, le gel des budgets de base les concerne eux aussi.

Sur la liste des priorités, les équipes du traitement communautaire actif cocheraient deux cases – une pour le travail communautaire, l’autre pour la santé mentale.

Il est évident que le ministère n’a pas trop réfléchi avant de mettre sa politique en œuvre.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s