Aucune participation communautaire… des détails sont requis lorsqu’on réduit ou transfère des services pour équilibrer un budget

À l’origine, les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) avaient été établis pour  impliquer les communautés dans le processus de prise de décisions entourant la fourniture de soins de santé régionaux.

Nous avons vu des fournisseurs de soins de santé, comme des hôpitaux, adresser des propositions aux RLISS  pour modifier des services et établir la façon dont ils engageaient les intervenants dans le processus de planification avant de présenter un plan d’intégration.

Nous avons récemment contacté le RLISS de Champlain pour leur demander si le même processus s’appliquait aux changements récemment annoncés à l’Hôpital d’Ottawa, y compris le soi-disant « transfert » des endoscopies et opérations de la cataracte  à des fournisseurs non identifiés au sein de la communauté.

À notre grande surprise, Chantale LeClerc, PDG, a répondu qu’aucune intégration n’était envisagée parce que l’hôpital apportait ces changements selon les termes de son entente de responsabilité.

Si un fournisseur de soins de santé doit supprimer ou transférer un service pour équilibrer son budget, LeClerc nous dit essentiellement qu’il n’a pas besoin de respecter les exigences en matière d’intégration ou d’impliquer la communauté.

Cette politique est ridicule et transmet la notion qu’il est superflu de consulter la communauté tant que les changements envisagés concernent l’équilibre budgétaire. De quelle sorte de planification s’agit-il donc?

Ce qui nous inquiète à propos des récentes mesures d’austérité prises par l’hôpital, c’est que lorsqu’ils parlent de restructuration, on ne sait pas vraiment où les services s’en vont. Pas plus que nous ne savons si ces transferts permettront vraiment au système des soins de santé d’économiser de l’argent. Pour peu que nous le sachions, l’Hôpital d’Ottawa déleste ses responsabilités afin de garder ses livres dans le noir.

Un simple coup d’œil sur les chiffres indiquerait que ces services ne sont pas vraiment transférés où que ce soit. L’idée que les activités courantes concernent la restructuration est un camouflage politique des coupures impopulaires faites au système hospitalier ontarien en plein pétrin.

Le fait qu’un RLISS accepte de jouer à ce jeu ne présage rien de bon quant au maintien de ses activités.

À une époque où ils pourraient protéger les intérêts du public, ils préfèrent nous donner des excuses sur les raisons pour lesquelles ils n’interviennent pas.

Si les choses sont ainsi, alors il est peut-être temps de remettre en question l’existence même des RLISS.

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