Placement dans une maison de soins infirmiers – qui a la plus grande crise?

Plus tôt cette semaine, nous avons examiné le défi des CASC de la gestion du manque parmi trop peu de maisons de soins infirmiers dans la province.

Une des façons de placer un client dans une maison de soins infirmiers plus rapidement – quoique avec une période d’attente médiane de trois mois – est de le déclarer en situation de crise.

La Loi sur les foyers de soins de longue durée exige tout spécifiquement que les clients en situation de crise soient priorisés en fonction de l’urgence de leurs besoins. Mais des besoins de qui s’agit-il vraiment?

Le vérificateur général de l’Ontario (VG) a examiné la question et révélé qu’il y avait de nombreuses façons de déclarer une personne en situation de crise afin que son placement devienne prioritaire, y compris celle de tout simplement occuper un lit d’hôpital qui lui-même est déclaré en situation de crise.

« Tous les patients qui attendent pour une place dans un foyer de SLD dans un tel hôpital se voient généralement accorder la priorité », mentionne le rapport annuel du vérificateur. En fait, sur une échelle à quatre niveaux, ces patients se trouveraient au premier niveau.

Un hôpital est déclaré en situation de crise lorsqu’il fait l’expérience d’intenses pressions en matière de capacité de lits.

Lorsque cela se produit, le VG fait remarquer que ça oblige les autres patients à attendre plus longtemps pour être placés dans une maison de soins infirmiers, y compris ceux qui attendent pour un lit dans un autre hôpital. On parle ici aussi des patients aux besoins parfois plus élevés.

Deux des centres d’accès aux soins communautaires (CASC) visités par le VG avaient un total combiné de neuf hôpitaux déclarés en situation de crise, dont l’un avait conservé cette désignation pour la plus grande partie de l’année.

Les CASC ont les mêmes limites géographiques que les RLISS. Pour mettre les choses en perspective, la plupart des CASC ont environ 10 hôpitaux à leur charge. Cela signifie que près de la moitié des hôpitaux avaient les mêmes problèmes de capacité de lits si l’on se fie à la désignation reçue au cours de l’année. Clairement, les soins de longue durée ne sont pas les seuls à souffrir dans le système des soins de santé.

Tant de clients reçoivent la désignation de situation de crise que les CASC ont admis que « tous les clients en situation de crise avaient des besoins élevés et qu’il était souvent difficile de distinguer ceux dont les besoins étaient plus urgents ».

Ils reconnaissent que l’admissibilité est souvent déterminée en fonction de l’estimation professionnelle des CASC, y compris du fardeau pesant sur le fournisseur et de l’insistance de la famille. Le VG écrit : « Le poids accordé à ce fardeau pourrait favoriser un client par rapport à un autre dont les besoins sont plus urgents et dont les fournisseurs de soins supportent un fardeau au moins aussi lourd mais sont moins insistants.»

Tandis que la politique du Ministère encourageant les soins à domicile est censée mettre sur un pied d’égalité les clients en attente d’un lit d’hôpital ou communautaire, le VG indique que « le temps d’attente médian à l’échelle de la province pour les clients hospitalisés de catégorie 3A et 4A était d’environ la moitié du temps d’attente dans la collectivité ».

La réunification des conjoints et partenaires dans les foyers de soins de longue durée devrait également être une priorité; en effet, de nombreux activistes et proches insistent pour dire que la séparation du couple est cruelle dans les dernières années de la vie. Les conjoints et partenaires se voient attribuer le deuxième niveau de priorité s’ils se trouvent dans un établissement de soins de longue durée différent. De même, les anciens combattants se voient accorder la priorité pour les années pendant lesquelles ils ont défendu leur pays. Les conjoints et partenaires et les anciens combattants au niveau 4B peuvent être admis même s’ils n’ont pas besoin de soins.

N’oublions pas que ce système entier est déjà en place et que des décisions ardues doivent être prises en ce qui concerne les priorités de placement parce qu’il n’y a pas suffisamment de lits.

Comme nous l’avons dit plus tôt cette semaine, 32 000 clients attendent d’être placés dans le foyer de leur choix, dont 19 000 en attente dans la communauté. Le roulement est d’environ 25 000 lits par année.

Les CASC doivent désormais essayer d’établir qui parmi les clients en situation de crise a la crise la plus grave.

Comment établit-on ces priorités?

Niveau 1 – Situation de crise : Une admission immédiate est nécessaire, p. ex., pour un client souffrant de démence dont le principal fournisseur de soins meurt; ou un client est en attente dans un hôpital que le RLISS a déclaré « en situation de crise », afin de libérer des lits.

Niveau 2 – Réunification avec un conjoint ou partenaire qui réside déjà au foyer de SLD. La priorité est accordée selon la date où le conjoint ou partenaire a été admis au foyer.

Niveau 3A et B – Pour les clients qui appartiennent, ou dont le conjoint ou le partenaire appartient, à un groupe religieux, ethnique ou linguistique servi par le foyer de SLD.

Niveau 4A et B – Pour les autres clients non admissibles à un niveau de priorité plus élevé qui ont de plus grands besoins en soins de santé, attendent à l’hôpital ou résident dans un autre foyer de SLD, mais le foyer demandé est son premier choix. 4B est pour les clients qui n’ont pas besoin de soins, mais qui désirent habiter avec leur conjoint ou partenaire qui est déjà au foyer.

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