Selon un rapport, la sécurité et le bien-être des travailleurs de la santé et des patients semblent être liés les uns aux autres

La sécurité et le bien-être des travailleurs de la santé semblent être plus étroitement liés à ceux de leurs patients, selon les dires d’un récent rapport.

Développé en collaboration avec trois importantes organisations de recherche américaines, le rapport intitulé Improving Patient and Worker Safety: Opportunities for Synergy, Collaboration and Innovation laisse non seulement penser qu’il existe un lien entre les deux, mais aussi qu’aborder la sécurité des patients et des travailleurs peut être fait en synergie.

Le rapport donne des exemples de la façon dont la satisfaction des travailleurs et les caractéristiques du milieu de travail affectent l’évolution de l’état de santé des patients, notamment :
• Le niveau de satisfaction des patients était inférieur dans les hôpitaux où les infirmières se sont dites mécontentes ou épuisées;
• Une perception inférieure de la sécurité et du travail d’équipe parmi les infirmières était associée à un risque accru d’escarres chez les patients et d’accidents chez les infirmières;
• Un rapport plus élevé d’infirmières par patient était associé à un moins grand nombre de chutes des patients.

Un climat de sécurité au sein de l’organisation s’est également avéré réduire le stress des travailleurs s’occupant de patients à risque élevé.

« Étant donné qu’une culture de sécurité et des conditions de travail médiocres sont associées à des conséquences indésirables pour les travailleurs, et que des conséquences indésirables pour les travailleurs affectent l’évolution de l’état de santé des patients, il va de soi que les organisations de soins de santé qui se préoccupent de la sécurité ne mettent pas uniquement l’accent sur la sécurité des patients », mentionne le rapport.

Le rapport donne l’exemple hypothétique d’un hôpital qui cherche à réduire le nombre de chutes chez les patients. L’initiative inclut la divulgation des « quasi-chutes », dans lesquelles le patient n’est pas blessé. « Une analyse des causes fondamentales pourrait révéler que les travailleurs sont ceux qui subissent les lésions en raison des efforts nécessaires pour retenir les patients. » Ils suggèrent qu’une équipe multidisciplinaire pourrait identifier des solutions pour prévenir les accidents tant chez les patients que chez les travailleurs.

« Il est rare que les interventions au niveau de la sécurité des patients entrent en conflit avec les objectifs de sécurité des travailleurs, et vice versa », ajoute le rapport.

Tandis que le nombre de lésions et de maladies des travailleurs est en baisse dans la plupart des secteurs, le rapport mentionne que le contraire est plutôt vrai pour les travailleurs de soutien du secteur des soins de santé américain. Les travailleurs de soutien du secteur des soins de santé sont deux fois et demie plus à risque de subir des blessures et maladies professionnelles non mortelles que tous les travailleurs des secteurs privé et public. Le taux de troubles musculo-squelettiques parmi les aides-infirmières, les aides-soignantes et les préposés aux soins a augmenté de 10 pour cent en 2010 (249 cas par 10 000 travailleurs), pour atteindre sept fois la main-d’œuvre globale.

Le rapport avance que pour réduire les erreurs, il est plus efficace de réviser les méthodes de travail que de recourir à d’autres interventions comme l’éducation, les incitatifs et les menaces. « L’objectif de la révision (ou du remaniement) des méthodes de travail pour la sécurité consiste à aider les gens à faire moins d’erreurs. »

La divulgation des incidents est un élément critique de ce processus, même si les auteurs font remarquer que la divulgation ne doit comporter aucun risque – « les individus qui divulguent les incidents ne doivent pas être punis, ni subir les effets néfastes de leur action ». Les auteurs font remarquer que certains employeurs récompensent involontairement les employés qui ne signalent pas les erreurs ou les accidents en leur offrant des primes ou autres après une période complète sans accident.

Pour être efficace, le système de compte rendu doit inclure les éléments d’analyse et d’enquête ainsi que l’identification et la mise en œuvre de solutions.

Le rapport a été préparé par la Commission mixte des États-Unis (U.S. Joint Commission).

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