Ça vaut la peine de le répéter : Nous pouvons faire mieux selon Matthews

Dans le cadre de la conférence HealthAchieve de l’Association des hôpitaux de l’Ontario, la ministre Deb Matthews a illustré comment on pourrait à la fois économiser et améliorer les soins aux patients en intégrant les services de santé. Elle dit clairement que nous devons faire mieux. La question reste à savoir si les différentes pièces de ce puzzle recevront les fonds et la coordination nécessaires pour faire la transition dans ce nouveau monde? Voici ce que nous a dit Deb Matthews :

« Je vais vous raconter une histoire. L’histoire est vraie. Et je tiens à remercier le RLISS de HNHB, qui nous en a parlé. C’est l’histoire d’une patiente appelée Bernice. Seul son nom a été changé.

Bernice vit chez elle. Le CASC lui rend visite une fois par semaine et ses enfants lui rendent également visite régulièrement. Un jour, elle tombe et s’entaille le bras. Elle appelle l’ambulance, qui la conduit à l’hôpital. On lui fournit les soins nécessaires et on la renvoie à la maison. Son médecin de famille n’est pas averti et aucun suivi n’est assuré. À la visite suivante du CASC, ils sont surpris de voir que Bernice s’est blessée.

Un an plus tard, Bernice tombe de nouveau et se casse la hanche. Une fois de plus, on la conduit à l’hôpital en ambulance. Elle attend trois jours aux urgences avant d’être transférée dans un autre hôpital où elle se fait opérer. Elle passe six mois à l’hôpital et attrape le SARM (staphylocoque résistant à la méthicilline). Elle vend sa maison et déménage dans un établissement de soins de longue durée.

On parle ici de cinq années de soins pour Bernice, à un coût approximatif d’un demi million de dollars.

Nous devons maintenant nous demander si on aurait pu faire les choses différemment. Avons-nous collectivement fait de notre mieux pour Bernice?

Imaginons ce que cette expérience aurait aussi pu être.

Bernice vit chez elle. Le CASC lui rend visite une fois par semaine et ses enfants lui rendent également visite régulièrement. Un jour, elle tombe et s’entaille le bras. Les Services médicaux d’urgence arrivent, lui réparent le bras sur place, avertissent son médecin de famille sur le champ et lui recommandent une évaluation gériatrique complète. Ses enfants l’accompagnent à son rendez-vous et apprennent comment ils peuvent aider Bernice à améliorer ses capacités fonctionnelles. Bernice est inscrite dans un programme de prévention des chutes, où elle se fait des amis et commence à jouer au Bingo.

Un jour en sortant du Bingo, elle glisse et tombe sur la glace et se casse une jambe. On l’emmène à l’hôpital de sa communauté. Le personnel prend contact avec l’hôpital de référence désigné. Bernice y est transférée, se fait opérer immédiatement, puis retourne à l’hôpital de sa communauté, où elle se rétablit. Une semaine plus tard, on l’envoie suivre un programme transitoire de soins d’une durée d’un mois. Elle retourne ensuite chez elle, où elle reçoit le soutien continu nécessaire pour maintenir ses capacités fonctionnelles.

Le coût de ces soins se monterait à environ 100 000 $ pour cinq ans. Ainsi, quand on examine les besoins d’une personne réelle et qu’on se demande si on a collectivement fait de notre mieux, je crois qu’on peut tous convenir qu’on peut faire mieux. »

 

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