De quoi donc le PDG du RLISS de Mississauga Halton nous parle-t-il?

La semaine dernière, dans le cadre d’une conférence Insight, Bill MacLeod a déclaré que le déficit était la plateforme ardente de l’Ontario et que la province était à deux doigts de devenir la prochaine Grèce. C’est généralement légèrement plus compliqué de comparer une province à une nation, et il est possible que le PDG du Réseau local d’intégration des services de santé de Mississauga Halton se soit vraiment fourvoyé dans sa comparaison. En langage populaire, on appelle ça une « gaffe ».

L’hystérie qui entoure les déficits s’applique aussi au gouvernement Harper, qui coupe sur les services comme si nous étions déjà en Grèce. Et ces coupures incluent la récente nouvelle de la suppression de l’Enquête sur la santé de Statistique Canada. Coupe coupe – qui a besoin de connaître l’état de santé des Canadiens de toute façon? Après tout, on ne parle ici que de planification efficace.

Notre situation économique est-elle vraiment si mauvaise?

L’argent se fait peut être rare après que l’industrie des services financiers ait utilisé des combines à la Ponzi pour détruire l’économie mondiale en 2008, mais si on parle emprunts, le Canada demeure en fait dans une position enviable.

Le numéro de septembre de la revue Institutional Investor classe les pays selon leur cote de solvabilité. Au sommet de la liste de 179 pays se trouvent des bastions sociaux démocrates comme la Norvège et la Suède. Le Canada occupe la quatrième place.

Oui, c’est ça, notre cote de crédit nous mérite la quatrième place… sur 179 pays. Les États-Unis sont dixième. Le Royaume-Uni est quatorzième. L’Allemagne, gros prêteur à la Grèce, vient en neuvième position. Oh, et la cote de crédit de la Grèce lui mérite la 156e position, juste au-dessus de pays comme l’Afghanistan, la Corée du Nord et la Somalie.

Quatrième c. 156e

Le concept d’une plateforme ardente est de créer une situation pour forcer les gens à accepter certains changements.

La vérité est que les Canadiens ne se trouvent pas sur une plateforme ardente. Nous ne sommes pas en Grèce. Nous ne sommes même pas proches de l’être.

En affirmant que nous le sommes, Bill MacLeod essaie en fait de nous obliger à accepter des décisions que nous n’apprécions guère. Pouvons-nous parler ici d’un processus démocratique de prise de décisions? Ou devons-nous plutôt déplorer une situation de manipulation flagrante?

À vous de décider.

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