La réalité s’installe – le plan d’austérité est basé sur une exagération du déficit

En février dernier, nous avons assisté à un forum du Centre canadien de politiques alternatives sur la crise fabriquée qu’utilisent les libéraux pour mettre en œuvre des mesures d’austérité radicales.

Nous avions alors fait remarquer que le ministre des Finances Dwight Duncan exagérait depuis longtemps ses prévisions du déficit budgétaire. En 2010-2011, Duncan s’était déjà trompé de 43 pour cent dans ses prévisions. Les économistes progressistes estimaient que le déficit réel pour 2011-2012 se monterait à environ 12 milliards de dollars (comparé aux 16,3 milliards prévu par Duncan).

Ils n’étaient pas loin.

On a prêté peu d’attention jeudi dernier à l’annonce du ministre des Finances Dwight Duncan d’un déficit de 13 milliards de dollars pour l’an dernier, 3,3 milliards de dollars de moins qu’il avait prévu.

Duncan maintient toujours que le budget provincial ne trouvera pas son équilibre avant 2017-2018, malgré ses prévisions grossières. Duncan en fait à nouveau des siennes en maintenant que nous finirons l’année 2012-2013 avec un déficit de 14,8 milliards de dollars. C’est encore plus élevé que l’an dernier, même avec de plus en plus de conventions collectives du secteur public empilant les zéros, des réductions de près de deux tiers des augmentations du financement des soins de santé et la nouvelle surtaxe imposée aux mieux nantis négociée par le NPD.

En février dernier, nous avions expliqué comment ces chiffres gonflés avaient favorisé l’image de services publics de moins en moins viables. Ces chiffres incluaient des prévisions assez particulières sur les futurs taux d’intérêt.

Environ cinq mois ont passé depuis le budget provincial. Attendez-vous à un meilleur chiffre déficitaire dans la mise à jour de l’automne et, dans un an d’ici, à une annonce surprise d’un déficit de nouveau bien inférieur aux prévisions.

La RBC prévoit déjà que la croissance économique provinciale sera légèrement supérieure à l’année dernière, à 2,2 pour cent du PIB réel. Les mises en chantier ont augmenté de façon considérable depuis l’année dernière. Alors pourquoi de telles prévisions de déficit? Ou a-t-on affaire ici à d’autres manigances?

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