Le livre blanc sur les soins de santé rencontre l’indifférence

Si les conservateurs pensaient que leur livre blanc sur les soins de santé publié avant-hier allait détourner l’attention de leurs défaites aux élections partielles, ils se sont sans doute réveillés extrêmement déçus hier matin.

En dépit du premier rang occupé par les soins de santé sur la liste des préoccupations des Ontariens, le livre blanc a très peu été médiatisé.

La plupart de ceux qui ont commenté ont paru atterrés par le plan présenté.

La ministre de la Santé Deb Matthews s’est demandée pourquoi le document avait été rédigé par le porte-parole adjoint Bill Walker plutôt que par Christine Elliott, qui a beaucoup plus d’expérience dans le domaine des soins de santé.

Martin Regg, chroniqueur au Toronto Star, a pris Hudak à partie pour avoir menti en ce qui concerne les coûts des Réseaux locaux d’intégration des services de santé. Les conservateurs avaient déclaré que les RLISS gaspillent 250 à 300 millions de dollars – un montant qui semble moins impressionnant lorsqu’il reflète toutes les dépenses des RLISS depuis 2006. Les économies annuelles, pour autant qu’elles n’aient entraîné absolument aucun coût de réaffectation des fonctions de planification et de reddition de comptes, se monteraient à un chiffre moins impressionnant de 70 millions de dollars par année, soit moins que ce qu’il en coûte pour diriger certains des plus petits hôpitaux dans la province.

Hudak maintient que le travail des RLISS serait plutôt effectué par ce que Cohn appelle « des locaux sel de la terre, pas ces gros bureaucrates des RLISS ». Le système des soins de santé compterait sur une planification systémique dirigée par des bénévoles.

Un autre article publié dans le Star mentionne que l’élimination des RLISS et des CASC entraînerait la perte de 2 000 emplois.

Entre temps, l’Ontario Health Coalition a qualifié le plan des conservateurs de « recette pour la privatisation ». La Coalition a repris le discours qui donne à penser que les hôpitaux deviendraient des organismes commanditaires qui s’occuperaient des soins de santé publics à contrat.

Le Ottawa Citizen a publié un court article de la Presse canadienne résumant le livre blanc, tandis que des liens sur le site vous emmène vers une vidéo qui souligne le fait qu’à titre de ministre délégué à la santé, Hudak avait aidé à fermer 28 hôpitaux à l’époque Mike Harris.

Le Globe and Mail a ignoré le livre blanc, même si son chroniqueur médical, André Picard, a tout particulièrement noté que l’administration des soins de santé canadiens avait compté pour 3,5 pour cent des dépenses de soins de santé, comparé à 30 pour cent aux États-Unis. On se demande alors pourquoi les conservateurs sont si obsédés avec l’administration des soins de santé!

Intel a publié un communiqué de presse disant que le PC n’était pas encore mort, mais on a découvert plus tard qu’ils parlaient en fait des ordinateurs personnels, pas de Tim Hudak et des progressistes-conservateurs de l’Ontario.

Pour savoir ce que nous pensons du livre blanc, cliquez ici (en anglais seulement).

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