Comment on meurt au Canada

Statistique Canada tient un instantané de la façon dont les Canadiens meurent. En plus d’indiquer comment près d’un quart de million de personnes au Canada quittent ce bas monde chaque année, le tableau montre où nous faisons des progrès et où les chiffres augmentent de façon importante.

Vous aurez peut-être remarqué que, selon la Fondation des maladies du cœur, les maladies cardiovasculaires ne sont plus la principale cause de mortalité au Canada. Le nombre de Canadiens qui meurent d’une maladie cardiovasculaire grave a passé de 71 338 en 2005 à 68 342 en 2009, l’année la plus récente pour laquelle Statistique Canada dispose de données complètes. Les tumeurs malignes, ou cancer, devancent ainsi légèrement ces maladies.

En 2009, on avait enregistré 71 125 décès dûs au cancer, une augmentation de près de 4 000 depuis 2005. Pour mettre les choses en perspective, près d’un décès sur trois au Canada est lié à un cancer. Cela ne signifie pas nécessairement que nous allions vraiment mal – le Canada est légèrement derrière la moyenne des pays de l’OCDE (taux standardisés selon l’âge) pour tous les cancers, avec 205 décès par 100 000 habitants (l’OCDE en comptait 208). Et où compte-t-on le moins grand nombre de décès par cancer? Au Mexique, avec 101 décès par cancer par 100 000 habitants, suivi d’Israël (162), de la Suède (165) et de la Finlande (165). Notre voisin le plus proche, soit les États-Unis, en compte 185.

Le Conference Board of Canada voit le chiffre canadien comme un échec à côté des États-Unis – en profitant pour nous convaincre encore des méfaits de notre système d’assurance-maladie – même si aucune tendance particulière ne ressort des nations en tête du classement. Vous remarquerez que le Conference Board of Canada ne frappe pas sur la table pour défendre les systèmes de santé « à la mexicaine ».

En dépit d’une population grisonnante et vieillissante, le nombre total de décès reste relativement stable. En 2005, on comptait 230 132 décès au Canada. En 2009, on en enregistrait 238 418, légèrement moins qu’en 2008 (238 617).

L’autre bonne nouvelle est que moins de personnes meurent du diabète de type 2, avec un nombre de décès passant de 7 881 en 2005 à 6 923 en 2009. Il semblerait que les efforts visant à aider les Canadiens à mieux gérer leur diabète portent leurs fruits.

Parmi les augmentations considérables, notons la septicémie (de 1 690 à 2 211), les infections intestinales (de 965 à 1 377) et les maladies chroniques du foie et la cirrhose, avec des chiffres allant de 2 348 morts à 2 683.

Mais les Canadiens ne meurent pas tous d’une maladie. Chaque année, quelque 4 000 Canadiens se suicident, tandis qu’un peu plus de 10 000 meurent des suites d’un accident. Les chiffres concernant les homicides n’ont pas changé énormément au cours de cette période de cinq ans, allant de 576 en 2005 à 574 en 2009.

Pour voir le tableau complet, cliquez ici.

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