Les dangers pour nos communautés du nouveau programme fédéral de santé intérimaire — AMMI

Selon l’Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie (AMMI), les changements apportés au programme fédéral de santé intérimaire pour les réfugiés pourraient entraîner une augmentation des coûts et mettre en danger nos communautés.

Dans une lettre du 18 juin signée par le Dr A. Mark Joffe, président de l’AMMI, l’association s’est dite « fortement contre » les changements apportés au programme fédéral de santé intérimaire visant à protéger la sécurité du public.

Le programme fédéral sert de pont aux réfugiés qui ne sont pas admissibles à la protection conférée par le régime d’assurance-maladie provincial.

C’est en avril dernier que Jason Kenney, le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, annonçait les coupures au programme, qui comprennent la suppression des prestations complémentaires, telles que la dentisterie, les médicaments, les soins de la vue et les appareils fonctionnels.

Tandis que Kenney prétend que les Canadiens ne reçoivent pas de telles prestations, l’AMMI dit que le ministre « néglige l’existence des régimes d’assurance complémentaire, programmes et/ou services fournis par de nombreuses provinces aux personnes à faible revenu et aux personnes âgées ».

« Priver les membres de cette population vulnérable de l’accès aux soins de santé et médicaments met en danger leur santé et leur sécurité personnelles, ainsi que celles des communautés dans lesquelles ils vivent », a déclaré Joffe.

« Nous tenons à souligner, respectueusement, qu’un diagnostic et un traitement précoces sont essentiels au contrôle des maladies infectieuses. En vertu des changements proposés, il est non seulement concevable mais extrêmement probable que les personnes qui souffrent de graves problèmes de santé, comme la tuberculose et l’infection à VIH, ne chercheront pas à se faire soigner tôt au cours de leur maladie. En fait, ils pourraient repousser leur visite chez un médecin jusqu’à ce qu’ils n’aient plus le choix, entraînant la transmission évitable d’infections à de nombreuses personnes prédisposées. »

L’AMMI n’est que la dernière association de soins de santé à dénoncer le programme de Kenney, qui devrait entrer en vigueur le 30 juin prochain.

Kenney prétend que ces changements permettront d’économiser en moyenne 20 millions de dollars par année. Le programme a coûté 84,6 millions de dollars au gouvernement fédéral en 2010-12.

L’AMMI Canada représente les spécialistes des maladies infectieuses et microbiologistes cliniques et médicaux.

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