Crise pharmaceutique : Où se trouve Leona Aglukkaq?

Les hôpitaux canadiens s’arrachent les cheveux pour trouver des quantités suffisantes de certains médicaments génériques après le ralentissement récent de la production dans trois usines nord-américaines de Sandoz, y compris celle de Boucherville, au Québec. Ce ralentissement est apparemment dû à des problèmes identifiés par la U.S. Food and Drug Administration.

En novembre dernier, la FDA américaine a fait parvenir une lettre d’avertissement à Novartis International, mentionnant que l’usine canadienne n’avait pas suivi les procédures écrites appropriées pour prévenir la contamination microbiologique de médicaments censés être stériles.

Dans sa lettre datée du 18 novembre 2011, la FDA s’adressait spécifiquement à l’usine de Boucherville, indiquant que « le manquement à mettre en œuvre les mesures correctives et à prévenir de tels incidents par la suite est indicateur d’un système d’assurance de la qualité qui est inefficace. »

Et Santé Canada dans tout ça? Santé Canada a également inspecté l’usine, APRÈS la FDA américaine, et apparemment n’y aurait observé aucun problème.

Santé Canada a également mis du temps à insister sur le besoin de notification, laissant aux médecins le soin de visiter le site Web de chaque compagnie pharmaceutique pour voir les listes à jour.

Le Dr John Haggie, président de l’Association médicale canadienne, a dit au Globe and Mail que le système de notification n’était pas pratique, et qu’il « comptait plutôt sur les médecins pour vérifier la liste et s’assurer qu’elle est à jour ».

Entre temps, les carences d’une compagnie à but lucratif privée font des ravages dans notre système de santé public.

« Le problème est grave », a dit Jeff Valentin, vice-président des communications, au Hamilton Spectator. « Un aspect important de ce problème est que cette compagnie est la seule à fabriquer certains de ces médicaments vitaux. »

Selon le journal, le Centre des sciences de la santé de Hamilton s’attend à manquer d’au moins 10 types de médicaments, pour la plupart intraveineux, dans les 90 jours qui viennent.

Le Globe and Mail rapporte que « le ralentissement est un autre fléau dans les compagnies pharmaceutiques, que l’on a accusées d’abandonner certains médicaments qui n’étaient plus rentables et de ne pas avertir les pharmacies suffisamment à l’avance que leurs étagères seraient vides quand les patients viendraient faire remplir leur ordonnance. »

L’Association des hôpitaux de l’Ontario a publié son propre communiqué aujourd’hui pour dire que l’impact sur les patients était difficile à estimer, mais qu’elle se réjouissait de participer à un plan d’action provincial non spécifié.

Un plan d’action?

Avec toutes ces perturbations, où se trouve la ministre de la Santé fédérale, Madame Leona Aglukkaq? Steve Outhouse, son directeur des communications, a dit aux médias que Santé Canada effectuerait un suivi auprès de la compagnie pour établir « la pleine ampleur des actions de la compagnie et, le cas échéant, l’impact de ces actions sur les Canadiens ». Le cas échéant?

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