Mise en garde du FMI contre les plans de méga austérité

Ceux et celles qui travaillent en vue de protéger les services publics, soins de santé compris, semblent avoir trouvé un allié inattendu dans le Fonds monétaire international (FMI).

Après avoir réclamé avec véhémence des coupures profondes dans les services publics des nations qui font face à un endettement public élevé, le FMI déclare désormais que des réductions trop rapides peuvent intensifier la crise économique.

Ce rapport arrive après des semaines de sinistres prédictions de Don Drummond, le commissaire chargé de la réforme en Ontario, dont les recommandations seront publiées aujourd’hui.

Si on peut se fier aux récents ballons d’essai de Drummond, il demandera au gouvernement de l’Ontario de couper plus durement et plus rapidement que ce à quoi on pouvait s’attendre après les dernières élections, et ce, en dépit de prévisions économiques récentes améliorées.

Carlo Cottarelli, le directeur des affaires budgétaires du FMI, laisse entendre que même si les marchés semblent réagir contre les nations dont le déficit et l’endettement sont importants, des mesures de réduction des coûts agressives risquent d’être contreproductives. La croissance économique est une chose que les investisseurs apprécient aussi.

Cottarelli écrit : « Lorsque les pays durcissent leur politique budgétaire et l’économie ralentit, certains des gains de paramètres budgétaires fondamentaux optimaux se perdent en raison d’une baisse au niveau de la croissance. »

L’Ontario n’est pas la Grèce. L’Ontario jouit d’une bonne marge de manœuvre et nous n’avons pas besoin de vendre les meubles pour payer l’hypothèque.

En fait, selon l’économiste Jim Stanford, même si la dette est plus élevée aujourd’hui, les faibles taux d’intérêt signifient que nous payons à peu près la même chose qu’il y a environ dix ans pour nous acquitter du service de notre dette.

Le FMI recommande une réaction plus graduelle face à l’endettement, un conseil que le premier ministre Dalton McGuinty devrait prendre au sérieux lorsqu’il analyse le rapport de la Commission Drummond.

Dans la dernière élection, les partis se disputaient pour limiter l’augmentation annuelle des dépenses à deux pour cent. En dépit d’une amélioration de la situation financière, Drummond fait flotter des ballons d’essai qui suggèrent que ce plafond devrait rester à 0,5 pour cent.

Ce n’était la plateforme électorale d’aucun des partis.

Une coupure de cette ampleur pourrait ralentir la reprise économique dans la province, voire même nous replonger en récession.

Une telle situation ne ferait qu’exacerber l’endettement et sacrifier le niveau de vie de la majorité des Ontariens.

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